S’installer en libéral : avantages et difficultés

Vous souhaitez vous installer en libéral mais vous avez quelques réticences ? N’hésitez plus ! Idélib’ est là pour vous aider et pour vous conforter dans vos choix !

Le métier d’infirmier libéral est en pleine expansion : à l’heure actuelle il existe une forte augmentation du besoin en infirmier(ère) à domicile.

En effet :

-la population est de plus en plus vieillissante (plus particulièrement dans les Alpes-Maritimes)

-la majorité de cette population ne souhaite pas quitter leur domicile pour aller dans des établissements de type EHPAD (maisons de retraite). Désormais ils désirent rester le plus longtemps possible à domicile (y compris lors d’une fin de vie).

-Il existe un développement massif des interventions chirurgicales en ambulatoire. Les patients retournent à domicile le jour même de l’intervention. Cela implique la nécessité de réaliser un plus grand nombre de soins techniques à domicile.

-Les soins palliatifs à domicile se développent de manière croissante.

Un grand nombre de patients en soins palliatifs souhaitent une fin de vie à domicile. Ceci dans le but de passer leurs derniers moments de vie auprès de leur proche et dans leur environnement plutôt que dans les établissements. Ces patients sont souvent appareillés de dispositifs nécessitant un grand nombre de soins techniques infirmiers.

Néanmoins, dans les Alpes-Maritimes, il existe des zones sous-dotées en infirmier(ère) à domicile.

Plusieurs explications peuvent être données à cela :

Premièrement, les infirmier(ère)s rencontrent des difficultés lors de leur installation en activité libérale :
  • les frais d’installation sont très élevés : location d’un cabinet infirmier aux normes, achat de logiciel de télétransmission, assurances privées, lecteur de carte vitale (pas de site officiel pour la vente directe) etc.
  • trop de travail administratif à gérer pour les démarches liées à l’installation. Il faut contacter par courrier l’ARS, la CPAM, l’URSSAF, faire des devis auprès d’assurances privées etc.
  • pas d’encadrement ni de conseils donnés par qui que ce soit sur : la facturation (pas d’information sur les spécificités de la nomenclature des soins infirmiers), sur les lois relatives à l’activité libérale, sur les cotisations URSSAF/retraite, sur les déclarations aux impôts (2035), les différents régimes (micro BNC/BNC) etc.
  • la facturation est une responsabilité entière de l’infirmier(ère). Aucune formation, ni conseil n’est donné par la CPAM concernant les modalités de facturation des soins mais la CPAM organise des contrôles très réguliers et sanctionne sévèrement les erreurs commises.
  • difficultés à créer une patientèle de départ. En commençant l’activité seul(e), sans véritable réseau, il faut en moyenne plus de 3 mois pour commencer à avoir un planning régulier (soit une rémunération équivalente à celle que l’on percevait en établissement de santé). On peut alors être inquiet de devoir passer plusieurs mois sans patient donc avec une faible rémunération.
  • Lors des études en soins infirmiers, l’approche de l’exercice en activité libérale est très peu abordée. Aucun cours n’est donné pour expliquer les spécificités et les soins particuliers liés à cette activité.
D’autre part, l’exercice à domicile en lui-même, peut engendrer plusieurs difficultés :
  • Absence d’esprit d’équipe. L’infirmier(ère) passe de façon brutale d’un cadre de travail en équipe/binôme (tout infirmier diplômé d’état doit obligatoirement travailler 2 ans en institution avant de pouvoir s’installer à son compte) à un travail solitaire.

L’infirmier(ère) libéral(e) n’a pas de collègue de travail hormis son binôme/remplaçant donc peu de soutien moral. Cela est plus que nécessaire lorsque l’on rencontre des situations difficiles (décès de patients, maladies dégénératives, gestion de l’agressivité pour certains patients etc.). On peut se sentir parfois isolé(e).

  • trop de travail administratif à gérer pour les démarches. Afin de facturer les soins prodigués et être payé, il est nécessaire d’être en contact permanent avec les caisses d’assurances maladie pour. La plupart des infirmier(ère)s décrivent un manque de temps pour gérer cela.
  • difficultés pour se faire remplacer. Actuellement il y a très peu d’infirmier(ère)s libéraux(ales) remplaçant(e)s.

Cela pose problème lorsque l’on veut prendre des congés ou s’absenter pour des raisons personnelles urgentes. L’infirmier(ère) libéral(e) est tenu de préserver une continuité des soins auprès de ses patients. Elle ne peut donc pas s’arrêter de travailler sans s’organiser longtemps à l’avance.

  • L’absence de secrétariat représente une réelle difficulté pour la plupart des infirmier(ère)s.

Effectivement, en libéral, l’infirmier(ère) est souvent sur la route ou en soins et ne peut pas répondre aux appels d’éventuels nouveaux patients.  Cela peut être très dommageable lorsque l’infirmier(ère) doit retrouver des nouveaux patients suite à une décès, une hospitalisation ou un départ (maison de retraite, déménagement) d’anciens patients ; Cela peut avoir une conséquence directe sur son chiffre d’affaire donc sur sa rémunération.

  • Les infirmier(ère)s exerçant à domicile éprouvent des difficultés pour se former sur des nouvelles techniques, du nouveau matériel ou encore pour acquérir des nouvelles connaissances.

Les seules formations déjà existantes sont très chères et ne reflètent pas toujours les nouveaux protocoles utilisés dans les établissements de soins. De plus elles se situent souvent dans des villes très éloignées. Un(e) infirmier(ère) travaillant dans un établissement a accès beaucoup plus facilement aux nouvelles connaissances et aux nouveaux protocoles de soins qu’un(e) infirmier(ère) travaillant à domicile.

Idelib’ vous propose plusieurs services pour pallier certaines de ces difficultés 

cliquez sur les liens pour plus de détails

– Domiciliation – Secrétariat – Présentation de patients –

– Facturation des soins – Gestion des rejets –

 

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